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Échos du Conseil municipal

19 janvier 2015

Le Conseil municipal de ce 19 janvier n'avait a priori rien d'extraordinaire. 5 absents sur 15 dans les rangs de la majorité, 10 mois après l'élection, c'est devenu habituel...
On commença par reporter la question sur le règlement du gîte d'étape municipal, le texte n'étant pas prêt.
Toujours aussi efficace nos élus majoritaires !
La convocation qui comprenait ce point nous était parvenue quelques jours plus tôt, pourtant le jour J, on n'a pas fait le nécessaire.
Pas bien grave me direz-vous. Non, pas bien grave, mais révélateur d'une équipe qui a bien du mal à fournir le travail de gestion quotidienne de notre commune.

Le point suivant concernait la convention de mise à disposition des salles municipales.
 Après les remarques de l'opposition le maire décida de retirer ce point et de retravailler le texte. Sans commentaires...

Puis vint l'étude de la Décision modificative relative au budget 2014. Madame le maire tenta de l'expliquer. Elle y renonça après quelques tentatives infructueuses.
 Le secrétaire général prit le relais. Malgré ses efforts, louables au demeurant, le maire conclut par « j'ai rien compris... mais les autres non plus ! ».
Ainsi, la responsable du budget communal, ne comprend pas les délibérations budgétaires qu'elle soumet au Conseil, imitée en cela par les élus de sa majorité... sans commentaires non plus...

Ensuite, on se pencha sur la proposition de tarif pour le séjour ski du Centre de loisirs. On passe de 200 € l'an passé à 220 € pour les familles relevant du quotient familial le plus faible, ce qui représente 10 % d'augmentation.
Bel exemple de la politique sociale de cette équipe qui n'a d'autre réponse que d'augmenter toujours les tarifs du service public (après la cantine, le périscolaire, l'aide à domicile, les repas du restaurant municipal et du service de portage repas).
On n'en resta pas là. On augmenta aussi les tarifs du gîte d'étape municipal (et pas qu'un peu de 16 % jusqu’à 71 % suivant les cas envisagés par la grille tarifaire) sans se demander quelle conséquences  cette décision pouvait avoir en matière de fréquentation. On peut penser qu'elle diminuera, les habitués jugeant cette augmentation excessive. On verra bien au moment du bilan et tant pis si au bout du compte les recettes s'effondrent en raison du manque de clients.
Au passage, on supprima le service "petit déjeuner" au gîte qui existait depuis fort longtemps et pour un prix modique. Rappelons d'ailleurs que le service « location du gîte » était bénéficiaire en termes budgétaires.

Ce qui est marrant avec la Droite, c'est qu'elle a toujours les mêmes recettes : abaisser la qualité du service public et augmenter ses tarifs pour au final, en général, le supprimer ou le sous-traiter au privé. Enfin marrant, façon de parler…

Le bouquet était à venir au moment des questions diverses.
 À la demande de Nadine Perin d'une page entière pour chaque "groupe" d'opposition dans la gazette, le maire répondit avec son habituelle spontanéité que ce qui était discuté par la majorité c'était, à l'inverse, de ne donner à l'opposition qu'une demi-page en tout, voire pas de page du tout... gonflée, notre maire, dans la période que nous vivons !
Mais, sursaut démocratique ou pression de certains de ses conseillers ? Toujours est-il que le lendemain soir, nous recevons un courrier nous indiquant que notre demi-page est maintenue. Ouf ! On a eu peur pour la liberté d’expression. Finalement nous sommes tous Charlie, et c’est tant mieux !






14 mai 2014

Le Conseil municipal a eu lieu et comme prévu la majorité a "liquidé" les logements sociaux aux Tousques. Les familles modestes iront se loger ailleurs. 
Ce que nous avions mis 6 ans à construire a été supprimé en un quart d'heure. Motif avancé : l'argent, obsession de la nouvelle majorité qui ne semble avoir d'autres préoccupations que son porte monnaie. Et justement, nous avons parlé argent pour tenter de les faire changer d'avis. Nous avons expliqué que loin d'avoir fait des cadeaux à "Vaucluse logement" qui doit construire ces logements sociaux la Commune a, à l'inverse, réalisé une double bonne opération en la matière.
Premièrement, ce projet permet la construction de 10 logements pour nos jeunes et ce à loyers modérés. C'est une chance pour eux de pouvoir rester vivre au village, chance qui ne se reproduira pas de sitôt si le projet est effectivement abandonné.
Deuxièmement, ce projet est une bonne affaire pour la Commune. Ce que nous vendons 100 000 € à Vaucluse logement, nous l'avons acquis pour 230 000 € avec 135 000 € de subventions : coût net pour la Commune 95 000 €. Comme la Commune conserve la maison "Josuan" et le jardin autour, celle-ci ne nous a rien coûté.
Seulement attention, si le projet de logements sociaux ne se fait pas il faudra rembourser les subventions et alors là, la Commune y perdra.
On a expliqué tout cela au Conseil municipal, ils n'ont rien entendu... Visiblement, les problèmes de logement de nos jeunes ne les concernent pas.



3 mai 2014

Mardi 6 mai, une nouvelle séance du Conseil municipal est prévue. Les commissions municipales doivent y être créées. Alors que la nouvelle municipalité ne cesse de nous répéter que la situation financière est difficile, il n'est pas proposé de créer une commission des finances, ce serait pourtant bien la moindre des choses. Pourquoi ne pas tout mettre sur la table ? Est-il si difficile de justifier devant tous les élus, documents à l'appui, les affirmations mensongères que l'on entend proférer un peu partout ?
Plus grave : il est proposé au Conseil d'annuler la délibération de vente du terrain des Tousques à Vaucluse logement et de vendre ce terrain à un privé. Adieu les logements sociaux ! Vive les promoteurs ! Nos jeunes Mérindolais qui ne peuvent payer le prix du marché n'ont qu'à aller habiter ailleurs...


16 avril 2014

Budget 2014 : où est passée la sincérité budgétaire ?

Lors du Conseil municipal du 15 avril, la nouvelle équipe s'est livrée à une attaque en règle de notre gestion pour expliquer que la situation était catastrophique et qu'il était nécessaire de recourir à l'emprunt pour un montant de 350 000 €. En séance nous avons contredit point par point ces allégations mensongères et rétablit la vérité. Mais le budget qui nous a été soumis est un bel exemple d'"insincérité" budgétaire. En effet les dépenses y sont systématiquement surévaluées tandis que les recettes sont minorées voire ignorées.

Premier exemple : l'acquisition de la propriété Grégoire est inscrite deux fois en dépenses. Une erreur nous a-t-on expliqué par la suite. Très bien (si l'on veut !). 172 000 € de trop inscrits en dépense sur le budget. Pour cette même acquisition, la recette afférente (subvention acquise par nous auprès de la région) n'est pas inscrite : 80 000 € de moins en recettes.

Deuxième exemple : les investissements pour 2014 sont inscrits en dépense, sans qu'on sache d'ailleurs très bien à quoi ils correspondent (20 000 € sur les bâtiments communaux : on ne sait pas sur quels bâtiments ni pour quoi faire). Mais la recette (65 000 € dans la cadre de la contractualisation avec le département) n'est pas inscrite. Cette recette est pourtant "certaine", il suffit de faire délibérer le Conseil pour définir sur quels investissements on souhaite l'affecter. Cette délibération était prévue dans le première ordre du jour que nous avons reçu. Elle a mystérieusement disparu dans la deuxième convocation remplaçant et annulant la première. Pourquoi ? Sinon pour démontrer qu'il faut un emprunt pour équilibrer le budget. Nous sommes en outre en attente de réponse pour la Dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR) pour la réfection du Chemin du Vallon Bernard (environ 30 000 € qui pourraient s'ajouter aux recettes). Mais cette recette n'étant pas certaine (loin de là par les temps qui courent), il est normal de ne pas l'inscrire.

Troisième exemple : les dépenses de personnel augmentent de 50 000 € par rapport aux dépenses réalisées en 2013 alors que nous avons eu deux départs à la retraite en 2013 et un en 2014, les trois non remplacés. Certes, les deux contrats d'avenir signés en 2013 pèseront à plein sur le budget 2014. Au total, ce sont près de 15 000 € de trop qui sont budgétés. L'augmentation de 4 points d'indice pour certains fonctionnaires provoquera une augmentation de 10 000 € et celle des cotisations sociales de 10 000 € également. Ajoutons la participation communale pour la mutuelle des agents qui n'existait pas l'an denier : environ 8000 €. Bilan : 37000 € de trop inscrits au budget.

Quatrième exemple : des recettes de fonctionnement sont ignorées. L'aide spécifique de la Caisse d'Allocations Familiales et le Fonds d'amorçage (réforme des rythmes scolaires) ne sont pas inscrits ; 12000 €, à minima, de recettes en moins. On inscrit en dépense une subvention d'équilibre au CCAS pour 25 000 € mais alors il faut inscrire le remboursement des repas fournis au CCAS (restaurant municipal et portage repas) sinon le budget du CCAS devient inutilement excédentaire. 25 000 € en recette non inscrits. On pourrait par ailleurs se passer d'inscrire 11 000 € de dépenses imprévues si la situation était si tendue que cela.

Bilan général des "erreurs" omissions et surévaluations : 
391 000 €.




Un pas en avant, un pas en arrière...

Les deux premières délibérations du Conseil municipal dans sa séance du 4 avril étaient consacrées aux indemnités des élus. À notre grande surprise, on nous propose des taux qui correspondent à 8 % d'augmentation pour le maire et 43 % pour les adjoints. Coût pour le budget communal : presque 13 000 € en année pleine. Pour des gens qui avaient fait campagne sur le "nouveau bénévolat" et la situation financière catastrophique de la Commune c'était fort. Nous votons contre naturellement ou nous abstenons. Mais ce que le Conseil municipal fait, le conseil municipal peut le défaire. C'est ce qui s'est passé à la séance du 15 avril. Auraient-ils eu quelques échos négatifs ? On nous a donc proposé une nouvelle délibération revenant aux taux précédents (ou presque). Nous avons bien sûr voté pour... ce sursaut de conscience motivé en sus par la nécessité de rallonger le budget du centre de loisirs.



18 avril


Le Grand Memo que nous avions créé a repris du service depuis quelques jours. C'est bien. Ce qui est surprenant, c'est l'utilisation qui en est faite par la majorité. 

On y lit en effet aujourd'hui un curieux compte rendu de la réunion "animations" du 12 avril. 
Cette réunion n'a semble-t-il pas satisfait ses initiateurs. Dommage, mais on désigne à la vindicte populaire ceux qui ont osé y prendre la parole pour faire acte de propositions ou simplement donner leur avis en cours de débat. 
L'Association Mérindol Animations et Culture ( AMAC) créée pendant notre mandat est critiquée en des termes incompréhensibles pour les bénévoles qui l'ont fait vivre pendant plus de 10 ans sans autre souci que d'offrir à notre population des activités de qualité. Sa légitimité est contestée. 
On ne comprend d'ailleurs pas bien comment une association pourrait être illégitime ni pourquoi il reviendrait à la nouvelle majorité d'en juger. Y aurait-il confusion dans l'esprit du rédacteur du compte-rendu sur le sens du mot "légitimité" ? On ne sait, en tout cas nous ne nous laisserons jamais entraîner dans ce type de polémique.

à suivre...

2 commentaires:

  1. Est-ce que toutes les objections et explications que vous donnez à la nouvelle municipalité, sont bien reprises dans les comptes rendu des conseils municipaux. Je pense que dans 6 ans il faudra "preuve à l'appui" (comptes rendu) dénoncer toutes ces décisions. Il ne faudrait pas que l'on vous reproche de ne rien avoir dit......

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    1. Nous avions demandé que nos explications de vote figurent au compte rendu. La majorité, après vote du Conseil a refusé qu'il en soit ainsi. Nos interventions en Conseil ne seront donc pas rendues publiques, c'est pourquoi nous les publierons sur notre blog..

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